QUAND EST-IL LE TEMPS D’ABANDONNER?

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QUAND EST-IL LE TEMPS D’ABANDONNER?

Abandonner, c’est lâcher-prise pour permettre à autre chose d’exister.

J’ai un gros projet sur lequel je travaille depuis plusieurs années. Certains jours il me stimule et me rend fière. D’autres jours, je le porte comme un gros boulet, comme s’il m’empêchait de faire autre chose que cette journée là je considère plus importante.

Je suis une fille persévérante. J’abandonne rarement. Et je ne dis pas cela comme si c’était entièrement une bonne chose. Oui bien sûr, la persévérance est une belle qualité. Mais quand est-ce que celle-ci devient de l’obstination ou de l’entêtement ?

J’ai une forte croyance et peut-être avez-vous la même, que dans la vie il fait tout faire pour atteindre nos buts. Et qu’à force d’efforts, on finit par avoir des résultats. Dans la vie, on n’abandonne pas. Et les croyances fonctionnent ainsi : Des expériences de vie nous prouvent que ces croyances sont vraies, les renforcent et celles-ci nous semblent de plus en plus vraies ! On s’en convainc donc davantage ! Je suis passé à travers de nombreux projets où, non pas sans efforts, j’ai prouvé qu’à force de persévérer on réussit tout ce que l’ont fait.

Basé sur cette croyance, vous imaginez la perception que l’on peut avoir de ceux qui abandonnent ? Et de quelle façon nous nous jugeons dans les situations où seulement on songe à abandonner ! Nous pouvons être dur, sévère, intransigeant !

Et de plus, qui dit le succès ne viendra pas juste après que l’on ait baissé les bras ?

Alors, nous continuons, sans relâche. Malgré l’inconfort, le découragement, la fatigue et le stress.

 

Mais….Pourquoi ne pas abandonner ?

 

1- J’ai investi temps et argent

Dans les projets qui nous tiennent à cœur, les enjeux sont souvent grands. Les investissements financiers et en temps sont importants. Mettre le projet de côté signifie avoir perdu tous ces efforts. On perd des sous et on a aussi perdu des centaines d’heure qu’on aurait pu investir ailleurs.

2- J’ai peur que cela affecte mon estime et ma confiance

Tout expérience négative peut renforcer une croyance que je ne suis pas bon. Si la première fois que je me lance en affaires, j’échoue et qu’à la seconde aussi, les chances sont que je dirai ensuite que l’entrepreneuriat ce n’est pas pour moi. Que je suis nul à ceci et nul à cela.

3- Que diront les autres ?

Que je suis un lâcheur, une lâcheuse ? Que je ne réussis jamais rien ? La réponse à cette question se situe dans la façon dont moi je perçois ceux qui abandonne… Je projette celle-ci et assume que tout le monde pensera de la même façon.

Mais qui dit que certains n’admireront pas ma façon de me respecter ? Ma sagesse et ma capacité à lâcher prise ?

Et de toutes façons, pourquoi est-ce si important ce que pensent les autres… La question vaut la peine d’être posée…

4- Je n’ai pas le choix

Je ne peux abandonner ! Trop de gens dépendent de moi ! C’est trop important ce projet et plusieurs personnes comptent sur mon implication !

Hey, stop. La vie continuera même si votre projet arrête ou si vous l’abandonnez. Nous avons le choix. Certes, les conséquences sont peut-être énormes. Mais nous avons le choix.

Surtout, prendre le temps de nommer ces conséquences et de se demander si elles sont si importantes que cela. Parfois, notre cerveau nous joue des tours et quand on s’arrête pour y réfléchir, on réalise que l’on a amplifié et exagéré la situation.

 

Si nous continuons pour une des 4 raisons ci-haut, il est fort possible que nous soyons dans l’entêtement et l’obstination.

Alors quand savoir qu’il est temps de lâcher prise ?

J’y ai réfléchi pendant des semaines et la réponse est si simple qu’elle m’a finalement sauté aux yeux.

Un projet doit nous motiver, nous amuser, nous stimuler, nous rendre heureux !

Je dois le faire pour les bonnes raisons. Parce qu’il m’enthousiasme et me donne l’impression d’être en vie !

Si l’intention principale à continuer dans ce projet est reliée à mon feu intérieur, ce besoin de me réaliser et de vivre du bonheur, je suis dans la persévérance. Je le fais encore pour les bonnes raisons. Simple comme tout. Mais cela requiert conscience et authenticité afin de se poser les bonnes questions et y répondre à partir de ce qui est réellement en nous.

Fermez les yeux et visualisez que l’on vous offre par magie, de tout abandonner sans que personne ne soit mis au courant et avec un impact minimal ? Quelle est l’émotion qui vous habite à ce moment ? Le soulagement, la tristesse ?

Et je vous dirais en terminant que peut-être existe-t-il des alternatives à tout abandonner :

  • Modifier la formule existante de votre projet
  • Aller chercher du support
  • Adopter une approche progressive, un morceau à la fois. Accepter de ne pas avoir tout mis en place en même temps.
  • Faire le bilan de toutes les activités que comporte votre projet. Peut-être que certaines apportent une valeur et d’autres non. Lâcher prise sur celles qui ne rapportent pas.

Au lieu de se juger et d’être durs avec nous-mêmes, célébrons ce que nous percevons comme des échecs ! Ce sont des apprentissages.

Les « j’aurais pu » et « j’aurais dû » ne servent à rien. Je n’ai jamais pu comprendre pourquoi, mais la vie nous place exactement où nous sommes supposés être et nous donne exactement les défis dont on a besoin. Alors accueillons les avec humilité et bienveillance.

 

« On ne mesure pas les succès par les réussites mais par le nombre de fois où j’ai essayé. »

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One Response

  1. Séverine dit :

    Superbe article Pascale, je m’y retrouve en effet… persévérante et déterminée disons pour moi … mais à force de vouloir à tout prix et n’ayant pas toujours les résultats (rapides) escomptés, j’ai tendance à buter comme la tête dans un mur.. en oubliant que je peux le contourner aussi… garder la destination en tête et modifier le parcours… le seul inconvénient que j’ai, c’est que je suis pas très patiente … ou disons que je l’ai tellement été (étant agoraphobe pendant plus de 10 ans) que maintenant, je veux arriver et vite… c’est peut-être là-dessus que j’ai besoin d’encore travailler !!! 😉 amitiés de Suisse.

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