LA BIENVEILLANCE

AUTHENTICITÉ - HUMANITÉ - SENS - CONSCIENCE- PERFORMANCE DURABLE

LA BIENVEILLANCE

LA BIENVEILLANCE

Quand j’étais petite, j’ai appris que pour être une bonne fille, je devais bien réussir. En grandissant, j’ai toujours gardé ce désir d’être la meilleure et de performer. Quand on me dit combien je suis performante et qu’on relève le nombre de choses que je peux faire dans une journée, je vibre à l’intérieur !

Vous quand vous étiez petit, que deviez-vous faire pour être une bonne fille ou un bon garçon ? Être gentil ? Bien écouter papa et maman ? Être calme et ne pas déranger ? Aider dans la maison ? Comprendre que le petit frère lui est petit et donc faire la grande fille, le grand garçon ? Peut-être, comme moi, avez-vous transporté cette exigence envers vous-même dans votre monde adulte.

Peut-être que pour vous, être une bonne personne c’est cela : Être gentil, écouter les consignes du patron car il détient l’autorité, être calme et à sa place sans trop prendre d’espace, aider les autres, être la personne mature du groupe qui supporte et comprend. Ou comme moi être la personne qui en fait toujours plus que les autres et qui est, oh combien engagée et performante.

A plusieurs moments dans ma vie, encore avec ce désir d’être la meilleure, j’ai côtoyé d’autres « meilleurs ». A mon entrée au collège militaire par exemple, où nous étions tous la crème de la crème académiquement. Après le premier semestre, j’ai accepté difficilement qu’être la première de classe serait dorénavant un gros défi. Ensuite, dans le monde des affaires, j’en ai rencontré des plus diplômes, des plus jeunes, des plus motivés !

Cette pression immense que je me mets à moi-même, je la mets aussi aux autres. Ça n’est pas quelque chose dont je suis fière et cela m’attriste énormément. Ça m’a pris du temps à être consciente de l’impact que j’avais sur les gens que j’aimais, mes enfants, mes amis, mes partenaires en étant si exigeante et rigide. Dans ma réalité, à cause des croyances que je porte depuis si longtemps, serait-ce possible que j’attribue certains comportements à de la paresse, un manque de confiance ou de la mollesse de caractère ? Est-ce que je pousse les autres à devenir ce qui je pense est une bonne personne, sans respect de leurs propres croyances ou de leurs limites et leurs désirs ? Suis-je en train de devenir ainsi une éternelle insatisfaite ?

Une bonne journée, une personne à qui je tiens beaucoup m’avait fait un reflet qui se résumait à peu près à ce que je viens de vous décrire. J’ai eu mal. J’ai été déçue de moi. Et je me suis dit que je ne voulais plus être une éternelle insatisfaite. Je veux aimer, supporter et accueillir ! Et comment pourrais-je de toutes façons avoir le contrôle sur ce que les autres vont penser ou agir ? Qui suis-je moi, pour décider pour les autres de ce qu’est une « bonne personne » ?

Mais vous savez, j’ai eu encore plus mal le lendemain matin lorsque j’ai entendu ce passage d’une méditation de Deepak Chopra :

« Nous ne pouvons offrir que ce que nous avons. Et nos relations interpersonnelles sont un miroir de la relation que nous avons avec nous mêmes.Vous traitez vous vous-même comme l’âme unique que vous êtes qui mérite votre estime? Bouddha vous dit que vous avez beau chercher. Vous ne trouverez pas un être plus digne d’amour que vous-même dans tout l’univers. »

A ce moment, j’ai réalisé que jamais je ne pourrais offrir aux autres cette bienveillance et cet accueil, si je ne me l’offrais pas à moi-même.

Je connais beaucoup de gens de carrière, des gens performants, qui sont au service des autres mais qui pensent ne pas avoir besoin d’empathie, de compassion ou de support. Je suis si fort ou forte, je n’ai besoin de rien ni de personne !

Mais croyez-moi, il est impossible de faire preuve de compassion envers les autres, si nous ne faisons pas preuve de compassion envers nous-même. Il est impossible de voir la splendeur de l’autre si on ne voit pas notre propre splendeur.

Tout le monde a besoin de compassion. J’AI besoin de compassion. J’ai TELLEMENT besoin de compassion. J’ai besoin de voir MA splendeur. J’avais compris que mon premier geste de bienveillance devait être envers moi-même.

 

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