LE BRUIT

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LE BRUIT

LE BRUIT

Cela fait plusieurs semaines que je veux vous écrire à propos du bruit, depuis que je suis revenue de ma retraite silencieuse en fait. C’est ce matin en m’éveillant qu’est venu l’élan. J’ai ouvert ma fenêtre tout grand ce matin. J’étais dans un état de demi sommeil. Les idées venaient et passaient. Et j’écoutais. Tous les petits bruits. Je vis en ville alors dieu sait que des bruits, il y en a beaucoup. Les oiseaux qui chantent, les voisins qui préparent les enfants, les quelques voitures qui passent, le vent à travers les branches. Avez-vous remarqué que même dans le « silence », nous sommes entourés de bruits ? Du réfrigérateur qui ronronne au système de ventilation qui crée un bruit de fond constant, nous sommes rarement enveloppés de pur silence. Et s’il règne un semblant de silence, nous l’enrayons, avec la radio, des mots, de la musique. Comme si le silence était un vide qu’il fallait à tout prix combler. Ce vrai de vrai silence un peu impressionnant et déstabilisant qui fait même un peu peur parfois que j’ai pu vivre lors de rares moments à quelques endroits isolés dans le monde.

Je reviens d’une mini vacance familiale de quelques jours. Le chalet, le lac, la plage, les enfants qui s’amusent. Du pur bonheur…mais peu de silences. A un moment donné, tous assis sur le quai, ma sœur et moi, un livre sur les genoux, les enfants et la grand-maman qui placotent, ma sœur me demande après avoir relu dix ou vingt fois le même passage : Mais comment fais-tu donc pour lire avec tout ce bruit ? Mmmmm, je réponds. Tu sais, avec un fils qui fait un bruit fou sans cesse, j’ai dû apprendre à faire le silence à l’intérieur !

En effet, mon fils, je l’adore, mais il est bruyant. Il chante, rap, s’exclame, fait le fou sans arrêt. Ma fille et moi, qui sommes lève-tôt, profitons des matins ensemble dans le silence et la tranquillité. Quand mon fils se lève (et une chance qu’il dort tard !) ma fille et moi nous regardons avec un sourire. Ça y est, le moment de tranquillité est terminé !

Et vous, êtes-vous parfois ce bruit pour les gens autour de vous ? Prenons un temps pour réfléchir au bruit que nous créons tous les jours et comment ce bruit affecte le calme des autres.

LE BRUIT AUTOUR DE SOI

Mis à part les sons, le bruit se retrouve aussi physiquement partout autour de nous : sur nos murs, dans nos environnements de vie encombrés. On pourrait qualifier de bruit, tout ce matériel qui nous entoure et qui contribue à nous éloigner de notre vraie nature ; chaque tableau accroché au mur, chaque bibelot qui orne nos salons. Devenir plus léger matériellement, se dépouiller réduit ce bruit. La quête spirituelle est souvent associée à un renoncement des possessions matérielles. Limiter ce bruit apporte la clarté, nous permet de mieux discerner et d’entendre l’essentiel. Comment est votre environnement ? Est-il encombré ? Avez-vous un espace sans « bruit » où il vous est possible de vous recueillir ?

LE BRUIT EN SOI

Le bruit en soi peut être une pensée, un jugement, une croyance. Il peut être aussi cette pression extérieure, cette personne qui vous influence et pense avoir la réponse pour vous. Ou bien cette activité mangeuse de temps qui vous déconcentre de ce qui compte vraiment. Taire le bruit à l’intérieur a toujours représenté un immense défi pour moi. J’ai tenté l’expérience sous une autre perspective : être plus à l’écoute de ce qui se passe à l’intérieur. Plus je suis attentive et à l’écoute de ce qui se passe en moi, plus j’y fais confiance, plus les bruits se taisent. Moins je porte attention aux jugements, pensées inutiles ou négatives et aux opinions d’autrui.

 

Ce que je vous propose, c’est de réfléchir à comment nous nous réfugions souvent dans ce bruit extérieur, ce bruit qui nous entoure. Arriver à s’extraire de ce bruit autour de nous, ne nous aide-t-il pas à ensuite taire ce bruit à l’intérieur ?

Et ensuite, laissons parler le silence….

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