Humanité et bonheur au travail
/ GSOFT: QUAND BONHEUR AU TRAVAIL RIME AVEC SUCCÈS
novembre 21, 2016
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Photo: Christian Blais pour L’actualité

En lien avec le bonheur au travail, de façon générale, nous sommes deux clans :

Les idéalistes : Ceux qui croient que grâce à la gentillesse, la bienveillance, davantage d’humanité et de conscience, il est possible d’être pleinement heureux au travail.

Les réalistes : Comme l’a dit Richard Desjardins dans une de ses chansons, le mot « travail » vient du latin « tripalium » qui fait référence à un instrument de torture du Moyen-Âge et signifie tourment et souffrance. Il n’y a pas de quoi rire avec le travail ! Bonheur et travail dans la même phrase ? Oh non !

Les fondateurs et employés de GSOFT eux, y croient. Et ils ne font pas qu’y croire, ils le vivent à chaque jour. C’est la clé de leur succès sans cesse grandissant.

GSOFT est une compagnie québécoise de génie logiciel qui se distingue par sa culture d’entreprise, axée sur le bonheur des employés, et sa passion pour le développement de logiciels de qualité qui ont un impact positif dans la vie des gens au travail.

C’est une compagnie partie de rien, en avril 2006, dans un appartement de Côte-des-Neiges. Trois jeunes motivés qui avaient une idée en tête : changer la mauvaise réputation du domaine des technologies de l’information.

J’ai eu la chance de m’entretenir avec Simon De Baene, président et fondateur. Simon est un créateur, un bâtisseur, un gars qui veut faire la différence.

Beaucoup d’entreprises disent oui à plus d’humanité dans les lieux de travail et sont pour l’idée d’avoir des employés plus heureux. Mais elles disent aussi que mettre en place des moyens pour prendre soin des gens demande de la créativité, des efforts et engendre des coûts…

Celles-ci examinent l’équation à l’envers!

Ce que dit Simon de Baene c’est plutôt que le jour où ils ont choisi de favoriser le bien-être de leur employés, le jour où ils ont pris cette décision, c’est celui où le succès est arrivé!

En 2010, Simon a réalisé qu’il n’était pas en train de bâtir l’entreprise qu’il avait envie de créer. Il suivait une recette. Il faisait comme les autres. Ça vous semble familier ? C’est à ce moment que l’équipe a dit qu’ils voulaient être le meilleur employeur au Québec et que les choses ont réellement changé. C’est à ce moment qu’ils ont travaillé à mettre en place cette culture du bonheur et de l’innovation.

GSOFT a maintenant 200 employés et 50 millions de revenus annuels.

Ils ont obtenu le statut d’employeur de l’année dans le cadre du concours Great Employers, tenu par The Stevie Awards.

Il se retrouvent aussi dans le palmarès Deloitte Technology Fast 500 avec des entreprises comme FacebookLinkedIn et bien d’autres !

Concrètement, vous allez me demander, que fait GSOFT en lien avec cette culture de bonheur ? En voici des exemples :

  • Pas de politique de vacances. On fait confiance aux employés. (Confiance est d’ailleurs un mot clé ici selon moi…)
  • L’an dernier, 200 employés sont partis aux Bahamas pour du team building. (Banal, les traditionnels partys de Noël ! J )
  • 3 fois par semaine, GSOFT offre à ses employés des diners santé.
  • Ils ont un appartement à Prague où ils envoient les employés en équipe de 6 personnes pendant 2 semaines pour travailler sur un projet d’innovation qu’ils présentent ensuite au reste de l’équipe. Une belle combinaison : Expérience-voyages-innovation !
  • Ils amènent des sourires au bureau, pour eux et les autres. Avoir du plaisir !

J’avais le goût de savoir ce que Simon donnerait comme conseil aux entreprises qui souhaitent aller dans le même sens. Voici :

  1. D’abord, pour favoriser une culture de collaboration, il est essentiel d’avoir une vision et de bien la communiquer. La mission est souvent décrite sur le site web des entreprises par exemple, mais les gens ne la connaissent pas et donc ne l’incarnent pas.

La génération Millenium (et j’ajouterais même, les travailleurs en général) sont de plus en plus motivés par le sens qu’ils accordent à leur travail. Ils ont besoin de sentir qu’ils se lèvent le matin pour contribuer à quelque chose.

Cette vision doit avoir une touche sexy, mobilisante, inspirante !

  1. Les entreprises ont une responsabilité sociale. Elles ont une voix et doivent l’utiliser ! Créer des climats de confiance et mettre sur pied des actions concrètes pour le bien-être de leurs employés est leur responsabilité.

Évidemment, si tel est leur souhait, soit de recruter les meilleurs talents, maintenir un taux de roulement quasi nul et, surtout, transformer leurs employés en véritables ambassadeurs comme G-Soft…

Il est faux que les employés veulent à tout prix de meilleurs salaires. Ils veulent beaucoup plus que cela ! Ils veulent être reconnus et partager avec des collègues qui ont les mêmes valeurs qu’eux.

Qui n’a pas envie de travailler dans un endroit qui est aussi stimulant ? Et c’est loin d’être positif seulement pour les employés. Ça l’est aussi pour les partenaires et fournisseurs qui ont encore plus le goût de travailler avec votre entreprise et de côtoyer des gens heureux. Et tes clients reviennent car ils ont eu une expérience positive.

Bref, comme le dit Simon de Baene, président de GSOFT tu peux avoir les meilleures idées, processus et bureaux mais si tu n’as pas les bonnes personnes, tu n’atteindras pas le succès.

En bout de ligne, c’est l’humain qui importe.

Merci Simon. Merci GSOFT. J’ai espoir que nos entreprises québécoises auront un jour l’élan de travailler pour leurs employés à cultiver le bonheur. Alors merci de tracer le chemin.

P.S. Ce texte reprend ma chronique du 11 octobre 2016, « Le Bonheur au travail », sur les ondes de CIBL, que vous pouvez entendre à tous les deux vendredis entre 17 :00 et 18 :00.

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